INSTALLATION MONUMENTALE 2019

L’artiste congolais Houston Maludi, représenté par la galerie MAGNIN-A, investira cette année la nef centrale du Carreau du Temple, pour une expérience immersive inédite.

 

Red time
Encre de chine sur toile
2019
Courtesy MAGNIN-A

« Je cherche la vérité dans la forme car la matière est un obstacle à la vue, je la transperce pour découvrir l’infini univers. Telle est ma démarche et ma philosophie. »

Inspiré par les peintres cubistes Georges Braques et Pablo Picasso et après des années d’expérimentation et de recherche esthétique, Houston Maludi développe en 2008 un cubisme personnel, le « Cubisme Monochrome Symbiotique Quantique » qu’il obtient par une « Symbiose des formes ». Houston Maludi utilise principalement le noir et blanc (ou d’autres bichromies tranchées) et une ligne continue sinueuse qui définit tous les niveaux de lecture de l’œuvre. Il cherche à atteindre « une unité parfaite et discrète des éléments ». La même courbe peut tracer l’épaule d’un personnage au premier plan et le rebord d’une route bondée à un autre niveau de lecture. Tout est dans tout.

La ligne exprime la vie dans son dynamisme, elle semble infinie et remplie la toile dans une sorte d’Horror Vacui qui peut évoquer à la fois la réalité d’une ville encombrée comme Kinshasa, ou encore l’absence de vide dans l’univers. La palette colorée limitée utilisée par l’artiste accentue la qualité graphique de son travail. De loin ses œuvres peuvent évoquer des monochromes flous, avant de révéler des paysages urbains vibrants. «Dans la symbiotique l’erreur n’existe pas, si on sait l’exploiter elle devient une nouvelle ligne, que l’on intègre dans la composition»

L’art est pour Maludi une quête, il cherche à découvrir la vérité dans l’univers infini. Son nom « Maludi » signifie Liberté. Maludi pense que ce n’est pas lui qui fait ses tableaux, que ce sont ses œuvres qui le façonnent et laissent en lui une empreinte. Une fois son œuvre achevée, il en sort grandit, plus mature, et évolue au rythme de sa production artistique.